Philippe Godin, DMV, PhD
Professeur adjoint, Université de Montréal
axe de recherche 3
Coordonnées
- 450-773-8521 poste 0160
- philippe.godin@umontreal.ca
- Département de biomédecine vétérinaire
Faculté de médecine vétérinaire
Université de Montréal
3200 rue Sicotte – Bureau 2410-2
Saint-Hyacinthe, QC, Canada
J2S 2M2
Intérêts de recherche
La surpopulation mondiale de chats et de chiens errants, ainsi que de certaines espèces sauvages ou invasives, entraîne des enjeux majeurs de bien-être animal, de santé publique et de protection des écosystèmes. La stérilisation chirurgicale, la relocalisation, l’abattage et l’immunocontraception sont les principales méthodes utilisées pour contrôler les populations animales. Toutefois, selon l’espèce ciblée, ces approches peuvent être difficiles à appliquer à grande échelle, être inefficaces ou soulever des enjeux éthiques importants.
Notre laboratoire développe des solutions contraceptives injectables et durables pour le contrôle de la reproduction animale.
Une partie importante de nos travaux repose sur la thérapie génique. Cette approche consiste à administrer, par une injection unique, un gène qui permet ensuite aux cellules du patient de produire une protéine thérapeutique pendant plusieurs années. Déjà utilisée en médecine humaine pour traiter certaines maladies génétiques autrefois considérées incurables, la thérapie génique ouvre maintenant de nouvelles opportunités en médecine vétérinaire.
Notre stratégie de stérilisation non chirurgicale utilise la thérapie génique pour faire produire l’hormone anti-Müllérienne (AMH) par les muscles de l’animal. L’AMH, normalement produite uniquement par les ovaires chez la femelle adulte, régule négativement la croissance des follicules ovariens, les structures qui contiennent les ovules. Après une injection unique, les muscles de l’animal traité produisent des niveaux élevés d’AMH dans la circulation sanguine, ce qui freine la croissance des follicules ovariens pendant plusieurs années. Nous avons démontré que cette approche prévient l’ovulation et la reproduction à long terme chez la souris et chez la chatte domestique.
À court terme, notre laboratoire vise à optimiser le contraceptif félin et à mieux caractériser les effets de niveaux élevés d’AMH sur le système reproducteur femelle. Nos projets combinent des modèles de culture cellulaire et folliculaire, ainsi que des études in vivo, afin d’évaluer le mécanisme d’action, l’innocuité et l’efficacité contraceptive de nos thérapies. À plus long terme, nous souhaitons développer des contraceptifs injectables pour d’autres espèces animales et explorer de nouvelles stratégies issues de la thérapie génique pour la gestion de la reproduction.
Notre laboratoire accueille avec enthousiasme des étudiantes, étudiants et stagiaires qui souhaitent contribuer à des projets à l’interface de la reproduction animale, de la physiologie ovarienne, de la thérapie génique, de la biologie moléculaire et de la médecine vétérinaire translationnelle.
Membres du laboratoire
Francis Bourgeois
Technicien de laboratoire
francis.marien-bourgeois@umontreal.ca